Les énergies du vivant et de non-vie : comprendre ce qui bloque notre vie
- Marie Noelle Bon

- 9 juin
- 5 min de lecture

Par Marie-Noëlle Bon — Médium guérisseuse, passeuse d'âme
Il existe deux grandes qualités d'énergie qui traversent notre existence.
La première est vivante, fluide, lumineuse. Elle circule, elle chante, elle nourrit.
La seconde est figée, lourde, croupie. Elle stagne, elle attire, elle étouffe.
Comprendre la différence entre ces deux énergies, c'est commencer à comprendre pourquoi certaines périodes de notre vie ressemblent à une rivière qui danse… et d'autres à un marécage immobile.
🌊 L'énergie du vivant : l'eau qui chante
Imaginez une rivière de montagne.
Elle coule librement sur les rochers. Elle s'adapte aux obstacles, les contourne, les franchit. Elle s'oxygène en tombant, elle se purifie en avançant. Elle nourrit les berges, elle porte la vie, elle chante en courant.
C'est exactement ce que ressent notre corps, notre cœur et notre âme lorsque l'énergie du vivant circule librement en nous.
Nous ressentons de la joie sans raison particulière. Nous avons de l'élan. Nous créons, nous aimons, nous avançons. Les rencontres sont nourrissantes. Les projets aboutissent. Nous nous sentons portés par la vie plutôt que de lutter contre elle.
Cette énergie vitale est notre état naturel. Nous sommes nés avec elle. Les enfants en sont remplis — regardez comme ils bougent, comme ils rient, comme ils s'émerveillement de tout. Ils sont pleinement dans le courant du vivant.
Alors que se passe-t-il pour que tant d'entre nous perdent ce courant ?
🌿 L'énergie de non-vie : l'eau des marécages
Imaginez maintenant un marécage.
L'eau ne coule plus. Elle stagne. Elle se réchauffe, se trouble, se décompose. Elle devient le terrain idéal pour tout ce qui prospère dans l'immobilité : larves, parasites, insectes, vase, déchets accumulés.
Rien ne s'y purifie. Tout s'y accumule.
C'est l'image parfaite de ce que nous appelons les énergies de non-vie.
Ces énergies sont des zones en nous où la vie s'est arrêtée de circuler. Des endroits figés, alourdie, où quelque chose ne s'est pas encore résolu, pas encore digéré, pas encore accepté.
Et comme le marécage attire naturellement tout ce qui prospère dans les eaux mortes, ces zones de non-vie en nous attirent des énergies de même nature : entités de bas astral, larves énergétiques, parasites invisibles, charges émotionnelles des autres.
Nous devenons sans le savoir un terrain d'accueil pour tout ce qui cherche un endroit stagnant où s'installer.
🦟 Le nuage de moustiques : pourquoi ça revient toujours
Vous avez peut-être déjà vécu cela.
Vous sentez que quelque chose ne va pas. Vous faites une séance de soin, une méditation, un rituel de protection. Vous vous sentez mieux pendant quelques jours. Et puis… ça revient.
Les mêmes pensées lourdes. Les mêmes schémas. Les mêmes attirances vers des personnes ou des situations qui vous épuisent. La même lourdeur dans le corps.
C'est exactement comme marcher dans un marécage avec un nuage de moustiques autour de vous.
Vous pouvez balayer l'air avec vos mains, les faire fuir un instant. Mais tant que vous marchez dans le marais, ils reviendront. Encore et encore. Parce que ce n'est pas les moustiques le problème — c'est le terrain qui les attire.
Tant que la source de non-vie en nous reste active, les énergies de même nature continueront de revenir.
Ce n'est pas une fatalité. C'est simplement une invitation à aller traiter la cause plutôt que les symptômes.
💧 D'où viennent ces énergies de non-vie ?
Les énergies de non-vie naissent de charges émotionnelles figées dans le temps.
Ce sont des événements que nous n'avons pas encore pleinement traversés. Des émotions que nous n'avons pas encore digérées. Des expériences qui sont restées coincées dans notre corps, notre mémoire, notre champ énergétique.
Cela peut être :
La perte d'un être cher que nous n'avons pas encore pleinement acceptée
Un conflit ancien qui n'a jamais été résolu
Une perte d'emploi, une rupture amoureuse, un deuil de toute nature
Un traumatisme d'enfance resté enfoui
Une honte, une humiliation, une trahison que nous portons encore
Ce que ces expériences ont en commun ? Elles sont toutes liées à une forme de perte.
Et c'est là que réside la clé.
😨 La peur de perdre : le cœur du blocage
La plupart des énergies de non-vie trouvent leur origine dans la peur de perdre.
Cette peur est souvent inconsciente. Nous ne la voyons pas à l'œuvre. Mais elle agit en permanence, comme un programme invisible qui tourne en arrière-plan.
Elle nous pousse à retenir.
Retenir les émotions plutôt que de les traverser. Retenir les personnes plutôt que de les laisser partir. Retenir les situations plutôt que d'accepter le changement. Retenir même les énergies des autres — leurs problèmes, leurs charges, leurs histoires — comme si en les portant, nous pouvions éviter de perdre quelque chose.
Un peu comme ces armoires que nous remplissons par peur de manquer. Nous entassons, nous stockons, nous accumulons. Des vêtements que nous ne portons plus. Des objets dont nous n'avons plus besoin. Des souvenirs douloureux que nous gardons pourtant précieusement.
Ce que nous stockons ainsi n'est pas l'énergie vitale qui nous nourrit.
C'est celle qui nous ensevelit.
Et elle nous bloque — dans notre santé, dans nos relations, dans notre abondance, dans notre joie, dans notre capacité à avancer.
🌟 Retrouver le courant du vivant
La bonne nouvelle, c'est que cette eau stagnante peut se remettre à couler.
Pas en forçant. Pas en luttant contre les moustiques. Mais en retournant à la source — à ces charges émotionnelles figées — et en leur permettant enfin de circuler.
Cela passe par :
Reconnaître les zones où quelque chose en vous est arrêté, figé, lourd.
Accepter que ces charges ne sont pas des faiblesses. Elles racontent une histoire. Une peur ancienne. Un moment où vous avez dû retenir pour survivre.
Lâcher — même un tout petit peu — l'idée que retenir vous protège.
Permettre à la vie de traverser ces endroits figés, comme l'eau de montagne qui finit toujours par trouver son chemin.
Car votre nature profonde n'est pas le marécage.
Votre nature profonde est la rivière qui chante.
🌊 En résumé
Énergie du vivant | Énergie de non-vie |
Fluide, circulante | Figée, stagnante |
Nourrit et élève | Alourdit et bloque |
Attire la vie, la joie, l'abondance | Attire les parasites énergétiques |
Née de l'acceptation et du lâcher-prise | Née des charges émotionnelles non digérées |
L'eau de la rivière qui chante | L'eau croupie du marécage |
💛 Un mot pour finir
Si vous vous reconnaissez dans cet article, sachez que vous n'êtes pas seul(e).
La plupart des êtres sensibles, des empathes, des hypersensibles accumulent naturellement ces charges — les leurs et celles des autres. Ce n'est pas un défaut. C'est souvent le signe d'une grande capacité à ressentir, qui n'a pas encore appris à se protéger et à laisser circuler.
La guérison ne commence pas par une grande transformation.
Elle commence par un tout petit mouvement.
Juste assez pour ne pas se retenir complètement.
Juste assez pour laisser la vie faire un pas avec vous.
🌊 Et si c'était le moment de quitter le marécage ?
J'ai créé le parcours Clara, la petite vague précisément pour accompagner les âmes qui se reconnaissent dans cet article.
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