top of page

Quand un travailleur de lumière s’éteint : affronter les Harpies pour retrouver sa voix sacrée


Illustration représentant un homme épuisé, la main sur la gorge, cerné par trois créatures sombres mi-femmes mi-oiseaux aux serres menaçantes, symbolisant les Harpies qui se nourrissent de ses blocages et de ses vérités tues
Un travailleur de lumière confronté aux Harpies, symboles des parts d’ombre et des non-dits qui entravent sa mission.

Je me souviens de ce soin comme si c’était hier.Il était venu me voir épuisé, ce travailleur de lumière pourtant si dévoué. Il s’appelait Thomas.


Il avait ce regard fatigué, ce poids dans la voix que je reconnais si souvent chez ceux qui donnent beaucoup, sans jamais vraiment dire ce qu’ils ressentent.


Ses épaules semblaient porter le poids du monde, comme si chaque histoire qu’on lui avait confiée s’était logée dans sa chair.


Il avait ce silence lourd, rempli de choses qu’il n’osait pas avouer de peur de décevoir.




Son sourire était devenu une armure, trop polie pour laisser passer la moindre faille.


Et pourtant, dans ses yeux brillaient une sincérité immense, l’appel d’une âme prête à tout pour guérir, même ce qu’il fuyait en lui-même.



Quand nous avons commencé la séance en visio, il m’a dit d’une voix basse :

« Je n’en peux plus. J’accompagne des gens, je leur donne tout… et moi je me sens vidé. »Ses yeux brillaient de larmes qu’il retenait.

Je l’ai invité à respirer profondément et à fermer les yeux.De mon côté, j’ai fait silence.J’ai ouvert mon propre canal pour me connecter à lui à distance. Et aussitôt, j’ai senti dans mon propre corps sa gorge se serrer comme prise dans un étau.J’ai eu mal au plexus, un poids lourd, presque visqueux. Une douleur brûlante dans la nuque.Je savais que je captais sa souffrance.

Je lui ai décrit ce que je ressentais. Il a eu un haut-le-cœur.Puis il m’a dit :

« Oui… c’est exactement ça. »

J’ai perçu autour de lui des formes sombres, des silhouettes mi-femmes mi-oiseaux, leurs serres prêtes à lacérer. Elles sifflaient, ricanantes .Je les ai reconnues tout de suite : les Harpies. Elles tournaient autour de sa gorge, se nourrissant de ses non-dits et de ses mots avalés.

Je lui ai dit :

« Elles sont là parce qu’il y a des choses que tu n’as jamais osé dire. Des vérités inconfortables que tu caches même à toi-même. »

Il a d’abord résisté. Sa respiration était saccadée.J e sentais la lutte en moi, comme si elles plantaient leurs griffes plus profondément .Alors j’ai pris une grande respiration pour nous deux et j’ai dit :

« Tu peux me dire. Tu peux tout dire ici. »

Sa voix s’est brisée  :

« Je suis en colère contre eux…" Contre qui ? » ai-je demandé doucement.« Mes clients. Tous ceux qui pleurent, qui me vident. »Il a respiré, tremblant.« Je les juge. Je les plains mais je les juge. Je me dis qu’ils sont faibles. Qu’ils me font perdre mon temps. » Il avait honte.

Je sentais les Harpies se réjouir de ses aveux, comme si elles se nourrissaient de cette honte-là. Je l’ai senti en moi : un goût amer dans la bouche, un poids sur le cœur.

Alors j’ai dit :

« Regarde-les. Regarde-les bien. Elles se nourrissent de ça. Pas seulement de tes jugements, mais de ta peur de les admettre. De ton refus de voir que toi aussi tu es humain. »

Il a pleuré. Des larmes lourdes, libératrices. Sa voix est revenue plus claire :

« Oui… j’ai voulu qu’ils m’admirent. J’ai voulu être indispensable. Et j’ai eu peur qu’ils voient ma fatigue. » « Et alors ? » ai-je murmuré.« Alors j’ai menti. Je leur ai menti en souriant. »

À mesure qu’il parlait, je sentais dans mon corps la pression s’alléger. Les Harpies reculaient. Leurs serres se dissolvaient dans la lumière. Sa gorge s’ouvrait, plus libre.

Quand il a ouvert les yeux, même à travers l’écran, je voyais qu’il était transformé.Il avait repris sa voix.

Je me suis sentie émue aux larmes avec lui. Parce que je connaissais si bien cette histoire. Parce que moi aussi, j’avais laissé ces Harpies-là se nourrir de mes non-dits, de mes jugements muets, de ma peur de décevoir. Parce que moi aussi, j’avais cru qu’être un travailleur de lumière voulait dire toujours être « au-dessus » de la colère ou de la rancune.


🌸 Pourquoi je vous raconte ça aujourd’hui ?


Parce que la perfidie, ce n’est pas seulement la trahison des autres. C’est aussi nos petites lâchetés .Nos non-dits polis. Nos jugements qu’on enferme en soi en prétendant aimer tout le monde. C’est ce poison lent qu’on laisse couler dans nos relations — même (et surtout !) quand on veut être des guides ou des soignants.

Les Harpies se nourrissent de ces mensonges-là. Elles prospèrent dans la honte de reconnaître qu’on peut être exaspéré, jaloux, méprisant parfois. Elles nous volent notre voix et notre vérité.

Mais il suffit d’oser les regarder en face.De dire enfin ce qu’on n’osait pas.De pardonner, sans faux-semblant. De purifier notre Verbe.


C’est un chemin difficile. Mais c’est la seule manière de redevenir des artisans de lumière vrais.De faire de notre parole un outil de guérison et non d’illusion.


🌿 Et toi, qu’as-tu encore peur de dire ? Quelles vérités as-tu étouffées pour rester aimable ? Quels jugements gardes-tu en toi ?


Ose les regarder. Ose les dire.Libère-toi des Harpies.


✨ Conclusion


Souviens-toi :Il n’est jamais trop tard pour reprendre ta voix. Pour te libérer des griffes des non-dits, des jugements muets, des colères cachées.Tu n’as pas à porter seul ce fardeau.

Même les parts les plus sombres peuvent être regardées avec amour. Même les mots les plus lourds peuvent être transformés en vérité libératrice. Ta parole sacrée est toujours là, prête à renaître.

Tu es capable d’alchimie. De transmuter le poison en remède. De faire de ta lumière non pas un masque, mais un phare vrai.Et tu n’as pas à le faire seul.


🌿 Si tu ressens l’appel à avancer sur ce chemin, je t’invite à découvrir mes soins et accompagnements sur ma boutique :👉 Visiter la boutique et réserver ton soin

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page