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Retrouver sa juste place : quand le Conte Médecine de la Libellule réveille la blessure de l'abandon


Dessin enfantin symbolisant la blessure d’abandon, avec une enfant triste sous la pluie et un chemin lumineux vers l’amour de soi.
Quand la blessure d’abandon nous enferme dans l’ombre, un chemin de douceur peut s’ouvrir vers l’amour de soi, la réparation intérieure et le droit de reprendre sa juste place.

Il y a des contes qui ne se contentent pas de raconter une histoire.

Ils viennent toucher une mémoire. Ils viennent ouvrir une porte .Ils viennent réveiller une part de nous qui attendait d’être reconnue.

Lors d’une séance récente, une femme que j’appellerai ici Julie est arrivée en me partageant ce qu’elle avait vécu la veille.


Elle avait écouté le Conte Médecine de la Libellule avant de dormir. Et dès l’écoute, quelque chose en elle avait réagi très fort.










Elle s’était reconnue dans l’une des libellules du conte : celle qui s’efface, celle qui se sacrifie, celle qui laisse sa place, celle qui donne beaucoup, mais qui ne s’autorise pas toujours à recevoir, à rayonner, à exister pleinement.


Le lendemain matin, son corps parlait lui aussi : fatigue, gorge douloureuse, sensation que quelque chose travaillait en profondeur. Comme si le conte avait ouvert une porte pendant la nuit, et que la séance venait maintenant accompagner ce qui avait été réveillé.


C’est ainsi que cette séance a commencé : non pas par une question mentale, mais par une résonance.

Une histoire avait touché l’âme. Une libellule avait montré le chemin.

Et derrière cette reconnaissance, toute une mémoire d’effacement, de sacrifice et de non- légitimité a pu remonter pour être vue, honorée et libérée.


La libellule qui s’efface


Quand Julie m’a parlé du conte, elle savait exactement quelle libellule l’avait touchée.

Elle ne s’était pas reconnue dans celle qui prend toute la lumière, ni dans celle qui ose immédiatement déployer ses ailes.

Elle s’était reconnue dans la libellule effacée, celle qui se sacrifie, celle qui se met en retrait pour ne pas déranger.

Et cette reconnaissance était déjà une clé.

Car lorsqu’un conte médecine vient toucher une part de nous, ce n’est jamais par hasard. Il met des images là où nous n’avions parfois que des sensations. Il donne un visage à une blessure. Il permet de dire :


Oui, c’est cela. C’est cette part de moi qui est encore là.


Dans cette séance, le conte a donc été le point de départ. Il a révélé la mémoire qui allait ensuite se déployer : celle d’une femme qui avait beaucoup donné, beaucoup transmis, beaucoup porté, mais qui devait maintenant retrouver le droit de prendre sa juste place.


Parfois, nous ne nous effaçons pas parce que nous sommes faibles.


Nous nous effaçons parce qu’une part de nous a appris que c’était plus sûr ainsi.

  • Ne pas déranger.

  • Ne pas réclamer.

  • Ne pas prendre trop de place.!

  • Ne pas dire trop fort ce qui est juste pour nous.


Et pourtant, à force de s’effacer, quelque chose en nous finit par crier.


  • Le corps parle

  • La gorge se serre.

  • La fatigue s’installe.

  • La colère monte.

Et l’âme murmure : il est temps de revenir à toi.

Quand une situation extérieure réveille une blessure profonde


Julie vivait une situation difficile autour d’un travail qu’elle avait transmis.

Elle avait créé un enseignement, porté une énergie, construit quelque chose avec soin. Puis elle avait eu le sentiment que ce travail avait été repris, modifié, copié, dénaturé.

Ce qu’elle ressentait n’était pas seulement de la contrariété.


C’était une blessure profonde : l’impression que son travail n’était pas respecté, que son énergie avait été utilisée sans reconnaissance, que ce qu’elle avait porté de précieux avait été abîmé.


  • La colère était là

  • Une colère humaine.

  • Une colère légitime.

  • Une colère qui disait : ce que j’ai créé a de la valeur.


Mais ce qui est venu éclairer la séance, c’est que cette colère n’arrivait pas pleinement à sortir par sa propre voix. Quand une autre personne a exprimé cette colère à sa place, Julie a ressenti une forme de soulagement. Comme si quelqu’un disait enfin ce qu’elle n’osait pas dire elle-même.

C’est là que la libellule effacée s’est révélée.


La blessure n’était pas seulement :

On m’a pris mon travail.

Elle était aussi :

Je ne prends pas encore pleinement ma place face à ce que j’ai créé.

Et derrière cela, une phrase essentielle est venue se poser :

Tu mérites les fruits de ton travail.

Cette phrase paraît simple. Mais pour certaines mémoires, elle est immense.


Car beaucoup de personnes donnent, accompagnent, transmettent, créent, soutiennent, mais ne s’autorisent pas toujours à recevoir en retour.

Elles ont appris à donner sans compter, mais pas toujours à reconnaître la valeur de ce qu’elles donnent.

Elles portent la lumière, mais restent au bord de leur propre rayonnement.


Le messager n’est pas toujours celui que l’on croit


Dans cette séance, nous avons regardé la situation autrement.

  • Non pas pour excuser ce qui avait été vécu.

  • Non pas pour minimiser la colère.

  • Non pas pour dire que tout était acceptable.


Mais pour comprendre ce que cette situation venait réveiller.

J’ai utilisé l’image du facteur.

Lorsqu’un facteur apporte une lettre difficile, nous pouvons être bouleversés par le contenu de la lettre. Mais ce n’est pas le facteur qui l’a écrite. Il est seulement celui qui la dépose.


Dans nos vies, certaines personnes jouent ce rôle.

Elles viennent déposer un message.

  • Parfois maladroitement.

  • Parfois brutalement.

  • Parfois à travers une situation injuste ou douloureuse.

Mais si nous restons uniquement fixés sur la personne, nous risquons de manquer le message plus profond.

Dans le cas de Julie, le message disait :

Vas-tu encore t’effacer ? Vas-tu encore laisser les autres parler à ta place ? Ou vas-tu reconnaître ta valeur, ton œuvre, ta parole et ton droit d’exister pleinement ?


Cette compréhension ne supprime pas l’émotion humaine. Elle l’honore.

  • On peut être en colère.

  • On peut se sentir blessé.

  • On peut reconnaître qu’une situation n’est pas juste.

Mais ensuite, une autre question peut apparaître :

Qu’est-ce que cette situation vient me montrer de moi ?

Et parfois, cette question ouvre une porte immense.


Honorer ne veut pas dire tout accepter


Le mot central de cette séance a été : honorer.

  • Honorer ne veut pas dire pardonner trop vit

  • Honorer ne veut pas dire se taire.

  • Honorer ne veut pas dire justifier l’autre.

  • Honorer ne veut pas dire accepter que l’on dépasse nos limites.

  • Honorer, dans cette lecture vibratoire, c’est reconnaître que l’autre a joué un rôle de messager.


C’est reprendre le message sans rester prisonnier du messager. C’est récupérer sa force, sa dignité, son axe.

Il ne s’agit pas de dire :

Ce que tu as fait est bien.

Il s’agit plutôt de dire :

Je vois ce que cette situation vient réveiller en moi, et je choisis de récupérer ma place.

C’est un déplacement intérieur très puissant.

Au lieu de rester enfermée dans :

On m’a volée. On m’a trahie. On m’a dépossédée.


Julie pouvait commencer à entendre :

Je suis appelée à reconnaître la valeur de ce que je porte. Je suis appelée à me tenir droite dans mon œuvre. Je suis appelée à ne plus abandonner ma propre lumière.


Derrière la place professionnelle, le droit d’exister


Très souvent, une blessure actuelle ouvre une porte vers une mémoire plus ancienne.

Derrière cette difficulté à prendre sa place dans son travail, une mémoire plus profonde est apparue : celle du droit de vivre, du droit d’être là, du droit d’exister sans culpabilité.


Dans l’histoire familiale de Julie, des mémoires autour d’enfants non nés, d’interruptions de grossesse ou de départs précoces étaient présentes. Et parfois, ces mémoires laissent dans les lignées une empreinte silencieuse.


L’enfant qui est là peut porter, sans le savoir, une forme de culpabilité d’être vivant.

Comme si une phrase invisible se déposait dans le corps :

Pourquoi moi ? Ai-je vraiment le droit d’être là ? Ai-je le droit de vivre pleinement quand d’autres n’ont pas vécu ?


Ce sont des mémoires très profondes. Elles ne se comprennent pas seulement avec la tête. Elles se sentent dans le corps, dans la fatigue, dans la gorge, dans le cœur, dans cette impression de devoir retenir son élan.


Lors de la séance, il a été important de rappeler que les âmes passées brièvement dans une lignée ne demandent pas à être portées comme un poids.

Elles ne demandent pas que quelqu’un vive à moitié pour elles.

Elles peuvent être honorées autrement : par la vie, par la paix, par la reconnaissance, par la lumière retrouvée.

Vivre pleinement ne trahit pas ceux qui ne sont pas restés.

Au contraire, vivre pleinement peut devenir une manière de les honorer.

Se différencier de sa mère


Une phrase de libération est venue se poser dans la séance :


Maman, je suis ta fille. Mais je ne suis pas toi. Je ne suis pas toi et je n’ai pas à porter le poids de tes actes, de tes silences, de tes mémoires. J’honore tout ce que je porte en moi et qui t’appartient, et je te le redonne. Maman, je t’honore en tant que messagère.


Cette phrase est très forte parce qu’elle remet chacune à sa juste place.


  • Nous pouvons aimer nos parents sans porter leur histoire à leur place.

  • Nous pouvons reconnaître leurs blessures sans les absorber.

  • Nous pouvons honorer leur chemin sans nous confondre avec eux.

La guérison ne consiste pas à rejeter sa lignée. Elle consiste à cesser de porter ce qui ne nous appartient pas, pour pouvoir enfin recevoir ce qui nous soutient vraiment.

Dans cette séance, il ne s’agissait pas de condamner la mère, ni de l’idéaliser. Il s’agissait de reconnaître qu’elle aussi avait été une messagère. À travers elle, Julie avait reçu la vie. Mais Julie n’avait pas à porter les silences, les douleurs ou les choix de sa mère comme une dette.


Elle pouvait revenir à cette vérité :

  • J’ai le droit de vivre.

  • J’ai le droit d’exister.

  • J’ai le droit de prendre ma juste place.


Réunir l’ombre et la lumière


Un autre mouvement important de la séance a été d’accueillir l’ombre et la lumière ensemble.

Nous cherchons souvent à guérir en voulant faire disparaître l’ombre. Mais l’ombre n’est pas un ennemi. Elle peut être une part blessée, oubliée, rejetée, une part qui attend d’être vue.


Dans la séance, une image est apparue : celle d’un espace noir, fermé, comme une caisse ou un carré sombre.

Puis peu à peu, des ouvertures se sont faites. Comme des persiennes qui laissent passer la lumière.

Ensuite, l’ombre et la lumière ont commencé à coexister, jusqu’à ce qu’une ouverture plus grande apparaisse.

Cette image montre quelque chose d’essentiel : la guérison n’est pas toujours une disparition immédiate de ce qui fait mal. Elle est parfois une réouverture. Une respiration. Une manière de dire :

Je peux accueillir ce qui a été sombre en moi sans m’y enfermer.

Je peux laisser revenir la lumière sans nier ce que j’ai traversé.


La phrase d’intégration transmise à Julie était :

Je suis moi. Je m’honore dans mon ombre et dans ma lumière, unie par l’Amour Sacré de la Source de toute vie. J’honore mon droit à exister et à prendre ma juste place dans ma vie et dans la vie.


Cette phrase agit comme un rappel. Elle ramène l’être à son centre. Elle ne sépare plus. Elle réunit.

Reprendre sa juste place


Cette séance nous rappelle que la juste place ne se prend pas contre les autres. Elle se reprend en soi.

  • Reprendre sa place, ce n’est pas écraser.

  • Ce n’est pas entrer en guerre.

  • Ce n’est pas devenir dur.


C’est reconnaître intérieurement :

  • Ce que je porte a de la valeur.

  • Ma parole a de la valeur.

  • Mon travail a de la valeur.

  • Ma présence a de la valeur.

  • Ma vie a de la valeur.


Et parfois, les messagers les plus inconfortables sont ceux qui nous obligent à voir où nous nous abandonnons encore.
  • Ils viennent nous montrer les endroits où nous attendons que quelqu’un d’autre parle pour nous.

  • Les endroits où nous donnons sans recevoir.

  • Les endroits où nous portons des mémoires qui ne nous appartiennent pas.

  • Les endroits où nous demandons inconsciemment la permission d’exister.


Et c’est souvent là, précisément là, que commence le retour à soi.

Une pratique simple d’intégration

Si ce texte résonne en vous, vous pouvez prendre un moment pour vous poser, respirer, et répéter doucement :

Je suis moi. J’ai le droit de vivre. J’ai le droit d’exister. J’ai le droit de prendre ma juste place. J’honore mon ombre et ma lumière. Je rends ce qui ne m’appartient pas. Je reviens à moi.

Puis laissez le corps répondre.

Ne forcez rien.

Écoutez simplement ce qui bouge en vous.


Vous pouvez aussi vous demander :

Quelle situation récente est venue réveiller une ancienne blessure ?

Qui ai-je regardé comme un ennemi, alors qu’il était peut-être aussi un messager ?

Où est-ce que je m’efface encore ?

Qu’est-ce que je n’ose pas encore honorer en moi ?


Ces questions ne sont pas là pour accuser. Elles sont là pour ouvrir


Le Conte Médecine de la Libellule : un miroir pour revenir à soi


Si cette histoire vous touche, si vous sentez qu’une part de vous s’efface encore, donne beaucoup sans recevoir, se sacrifie ou attend l’autorisation d’exister pleinement, alors le Conte Médecine de la Libellule peut vous accompagner.


Ce conte n’est pas seulement une histoire à écouter.

C’est un miroir doux et profond. Il vient parler aux parts de nous qui se sont oubliées, il vient réveiller ce qui demande à être reconnu, aimé, libéré.


Comme pour Julie, il peut ouvrir une porte intérieure. Il peut faire remonter une émotion, une compréhension, une mémoire, une vérité simple :

Vous n’êtes pas venu vous effacer. Vous êtes venu déployer vos ailes.

À travers ce conte, vous serez invité à rencontrer les différentes facettes de la libellule : celle qui se sacrifie, celle qui cherche la lumière à l’extérieur, celle qui n’ose pas encore prendre sa place, mais aussi celle qui retrouve peu à peu son éclat, sa liberté et son droit d’exister.


Si vous ressentez l’appel de ce conte, vous pouvez vous l’offrir comme un soin doux, une écoute intérieure, un passage pour revenir à vous.




Conclusion : vous avez le droit d’être là


L’histoire de Julie est l’histoire de beaucoup d’âmes sensibles

.

  • Des êtres qui ont beaucoup donné.

  • Des êtres qui ont porté des mémoires anciennes.

  • Des êtres qui se sont parfois effacés pour préserver l’amour, la paix ou le lien.Des êtres qui ont cru devoir mériter leur place.


Mais la vie ne nous demande pas de disparaître pour être aimés.

Elle nous invite à revenir.

  • À revenir dans notre corps.

  • À revenir dans notre voix.

  • À revenir dans notre dignité.

  • À revenir dans notre droit d’exister.

  • Vous avez le droit d’être là.

  • Vous avez le droit de vivre.

  • Vous avez le droit de créer.

  • Vous avez le droit de recevoir les fruits de ce que vous avez semé.


Et si une personne, une situation ou une blessure vient vous bousculer, peut-être pouvez-vous, après avoir accueilli votre émotion humaine, vous poser cette question :

Quel message la vie essaie-t-elle de me remettre aujourd’hui ?


Car parfois, derrière le choc, il y a une porte.

Et derrière cette porte, il y a vous.

La libellule ne force pas son envol. Elle attend le moment juste. Puis, lorsque son âme se souvient qu’elle a des ailes, elle quitte enfin l’ombre de l’eau pour rejoindre la lumière.

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