top of page

Les mendiants de l'amour !


Ah l'amour ! Pourquoi fait-il autant souffrir ? Est-ce uniquement son but de nous faire mal ?


Qu'est-ce qui fait que les histoires d'amour pour certaines personnes se terminent toujous mal !


Longtemps j'ai cherché cette réponse, car je vous l'avoue ma vie amoureuse a été plutôt le reflet de l'enfer que du paradis !


Depuis très jeune mon seul but était de trouver l'amour ! Ce bel amour, cet homme qui saurait m'aimer, me donner de la tendresse, qui serait capable de se battre pour moi, pour nous. Tel un preux chevalier il viendrait m'enlever et nous serions heureux... Vous savez comme dans les contes !


Mais non ! Ma vie amoureuse a plutôt été du style : "Je t'aime mais je te quitte" ! Cettte phrase entendue trop souvent, s'est gravée en moi, comme une marque au fer rouge. J'en étais arrivée à croire que j'étais maudite en amour, que je ne méritais pas d'être aimée, que je n'en valais certainement pas la peine.


Pendant des années, je me suis posée en victime de ces hommes qui me faisaient croire monts et merveilles au début, et qu'ensuite une fois que j'y croyais, que je me voyais vieillir à leurs côtés, je devenais un simple déchêt qu'on jetait !


Bon j'aurais pu rester ainsi à me dire quels Sa...., tous les mêmes. Mais cette part de moi qui m'a toujours sauvée dans les pires situations, m'a guidée vers moi et non plus vers l'autre. Et petit à petit, un cheminement s'est mis en place, jusqu'à ce que je comprenne que finalement j'autobotais mes relations par l'étouffement.

J'avais tant besoin d'être rassurée sur l'amour que l'autre me portait que je devenais une pauvre chose qui n'avait même plus de dignité, qui disait oui à tout, qui prenait toute la responsabilité de tout. Une pauvre chose qui quémandait de l'amour pour se sentir aimée, pour combler ce vide en moi : Je ne m'aimais pas.


J'ai compris cela un jour, dans une rue. En sortant d'un magasin j'ai vu une personne qui faisait la mendicité, je l'ai observé,ainsi que les passants. La plupart détournait les yeux, d'autres allant même jusqu'à faire un écart.


Qu'est-ce qui les poussait donc à agir ainsi ?


Je suis allée vers certains de ces passants, et je leur ai posé la question. Certains ont été sympas, d'autres m'ont pris pour une dingue. Mais bon pas grave ! J'avais mes réponses et c'était ce qui importait.


Voir quelqu'un qui fait la mendicité, les renvoyait à leur impuissance à pouvoir leur donner tout ce dont l'autre avait besoin. Ces personnes m'ont expliqué, avec leurs mots, qu'elles savaient qu'une pièce de monnaie n'était qu'une goutte d'eau. Elles se sentaient coupables de ne pas pouvoir faire plus. D'autres les voyaient chaque jour, et cela devenait insupportable pour elles de se trouver confronter à leur impuissance à les aider. Dons elles préféraient du coup ne pas voir, fuir...


J'étais une mendiante de l'amour


Tout comme en amour. Si nous demandons constamment à l'autre de nous démontrer son amour, de ne plus être que la seule personne qui existe à ses yeux. Si on lui demande de nous rendre heureux(se), de nous donner le bonheur, nous demandons trop. L'autre se sent emprisonner dans une incapacité à nous donner ce dont nous avons besoin. Car quoiqu'il ou elle fasse, nous ne nous sentons pas heureux. Nous sommes toujours en demande et en attente. Tout cela pour nous montrer que nous avons une piètre opinion de nous, que nous ne nous aimons pas, et que rien de l'extérieur ne peut venir nous aider.


C'est ce que j'ai compris, nous ne pouvons atteindre le bonheur d'être aimé (e) que lorsque nous connaissons en nous le bonheur de nous aimer.

Mais comment nous aimer ?


En acceptant d'aller à notre rencontre. En regardant, de façon différente nos relations avortées, afin de comprendre notre schéma de fonctionnement, nos besoins, nos peurs, nos croyances. Bien souvent nous allons reproduire le schéma parental que nous avons connu. Chez moi, mon père et ma mère étaient liées par la colère, les cris, les disputes incessantes, les reproches de ne pas faire ceci ou cela. Le si tu m'aimais était trop souvent présent !


Ensuite il est aussi important de s'aventurer au-delà de cette vie. Souvenez-vous, nous ne sommes pas uniquement ce que nous semblons être. Un être humain qui nait, qui vit et meurt. Non, nous voyageons par notre âme, et croyez-moi pour certaines et certains d'entre nous, nous en avons vécu beaucoup ! Dans tous ces voyages, nous avons joué de nombreux rôles, nous avons pu prononcer des voeux, des promesses, des voeux maritaux qui sont toujours actifs. Donc ces voeux, même si nous n'en sommes pas conscients sont toujours présents dans nos mémoires et nous poussent à agir. Malheureusement à l'encontre de notre propre bonheur.


Certains voeux sont tenaces et viennent vraiment polluer toutes nos relations, tel que celui de chasteté, ou encore celui du célibat, ou ceux maritaux, vous savez celui où on se jure fidélité...


Un voeu est un peu comme un poids de culpabilité, il nous maintient dans des attentes soit de punition par la souffrance ou de récompense par la reconnaissance que nous valons quelque chose. Donc ils nous empêchent d'être vraiment nous. C'est ainsi que nous finissons par ne plus savoir qui nous sommes. Nous nous perdons sur le chemin de la vie, avec parfois l'envie de tout laisser tomber.


Mais non ! Nous sommes venus vivre, nous avons besoin de croire que tout est possible à celui ou à celle qui veut ! Mais qui veut avec son coeur et juste pour elle ou lui, pas pour plaire aux autres, pour être reconnu(e), pour être à sa juste place.


Car notre juste place c'est à nous de la prendre ainsi lors d'une rencontre, ce sera comme une cerise sur le gâteau, et non plus comme un besoin pour nourrir le vide en nous.

En 2022 nous avons commencé à nettoyer certains voeux qui entravaient notre bonheur. Alors nous allons continuer en 2023. Demain soir je vous propose de venir vous libérer du voeu de célibat.


Le voeu de célibat


Ce voeu est quelque peu pervers. Il peut nous appartenir, c'est à dire nous l'avons formulé dans une vie précédente ou bien dans cette vie, à la suite d'une première rupture où nous avons déclaré haut et fort : plus jamais... Je préfère être seul(e) !


Parfois nous portons aussi le voeu transmis par nos ancêtres. Pour le comprendre il nous suffit de regarder les relations de notre famille. Comment sont-elles ? Sont-elles harmonieuses ? Houleuses ? Y-at-il de nombreuses séparations ? De personnes qui ont fini leur vie seuls(es) ?


Ce voeu, agit en sourdine. Nous voulons trouver l'amour, nous le rencontrons et pourtant nous n'arrivons pas à être pleinement heureux, nous autosabotons cette relation par nos demandes et attentes insupportables et répétitives pour l'autre ; jusqu'à la rupture.


Pourquoi ?


Parce que nous ne sommes pas en accord avec toutes les parties de nous. Des parties se sont jurées de rester célibataires, et donc, le fait d'être en couple, est pour elles de la trahison. Elles se sentent bafouées, non respectées, trahies, et c'est exactement ce que nous ressentons dans nos relations amoureuses.


Pour résumé, ce que nous vivons en souffrance par rapport à l'autre, c'est ce que nous faisons vivre à des parts de nous.



502 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout
bottom of page