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Quel est le lien entre les douleurs chroniques et le refus d'être soi ?


Ce matin alors que je faisais mon ménage, mon esprit m'a ramené dans le passé. Et j'ai souri !

Oui, souris à ma vie, souris à mon corps, car il ne me fait plus souffrir. Il est devenu un agréable compagnon de vie qui aime marcher, danser.


Qui bouge dans la souplesse et le plaisir de faire.


Car ce corps aujourd'hui a rajeuni. Alors j'ai réfléchi et parcouru tout ce chemin qui m'a amené à aujourd'hui et je me suis dit :"Mais comment ai-je fait ?"


Un peu d'histoire


Pendant de longues années, enfin je dirais pendant la moitié de ma vie, j'étais percluse de douleurs. A trente ans, mon corps en avait plus de 100 !


Parfois le matin je me levais dans l'appréhension de poser un pied à terre. Car je le savais, même si pendant la nuit elles m'avaient un peu lâchée grâce à la dose de somnifères, à assommer un éléphant, que j'avalais. Elle pouvait à tout moment ressurgir et me narguer.



Des réveils de torture


Alors je prenais mon courage à deux ou dix mains, en pensant à mes enfants qui avaient besoin de moi. Et j'affrontais mon ennemie jurée : la douleur.


Le même rituel chaque jour, c'était comme un jeu de cache-cache entre nous. Je la guettais, parfois elle m'accompagnait jour et nuit. D'autres fois, elle me laissait du répit, et alors que je commençais à me réjouir, elle surgissait, détruisant sur son passage tout espoir, toute joie.


Les médecins posaient des diagnostics, tel que fibromyalgie, syndrome de fatigue chronique, ou bien maladie de Tarlov. J'ai testé tant de traitements, j'ai passé tant d'heures dans des centres anti-douleurs ! Mais rien ne la faisait disparaitre.


Autour de moi c'était l'incompréhension !


Pour mes proches tous ces diagnostics ne voulaient rien dire. C'était dans ma tête, ce n'était pas grave ! Je me souviens d'un weekend de réunion avec des anciens de l'école de mon compagnon. Nous faisions de nombreuses visites, musées, châteaux... Et moi je les suivais péniblement avec ma petite chaise pliante, pour pouvoir m'asseoir, car rester debout, c'était insupportable. Je ne vous parle même pas de la pharmacie ambulante que je me trimbalais !


Tout me paraissait énorme à assurer. Je refusais les invitations, en trouvant toutes sortes d'excuses face à l'incompréhension des autres. Au fil des années, je me suis retrouvée enfermée dans un carcan de douleurs et de solitude. Seules des pensées morbides me tenaient éveillée, et me rongeaient l'envie de vivre.


La douleur une messagère


J'ai mis bien longtemps à comprendre que derrière ces douleurs, se cachaient des parts de moi qui se manifestaient comme elles le pouvaient. Mais j'étais incapable d'aller les voir, j'avais trop peur. De quoi : De la souffrance. Jusqu'au jour où je me suis retrouvée, clouée dans un lit avec un corset.


Ce que je refusais de voir, c'était la colère.

J'en avais tellement peur ! Elle m'avait tellement coûtée ! Je me transformais en personne violente en mots et en actes.


Ces parts me criaient leurs douleurs de les avoir laisser de côté. Elles m'appelaient pour me rappeler qui j'étais. Une personne certe différente des autres, mais avec un don que je n'arrivais pas à accepter. Je me cachais de moi par des boucliers de colère.


Pourtant je cherchais désespérément à savoir qui j'étais., alors qu'une petite voix ne cessait de me dire tu es une personne spéciale venue aider les autres.


Mais comment pouvais-je le accepter cela, alors que moi-même je souffrais tant !

Ce matin j'ai compris, que pour être aujourd'hui qui je suis, j'ai dû accepter, à cette époque, de regarder cette colère bien en face, même si j'étais convaincue que je l'avais nettoyée après ma condamnation au tribunal pour violence aggravée quelques années plus tôt.


Je vivais dans l'illusion d'être en paix, mais chaque jour, mon corps venait me rappeler ce mensonge que je m'imposais, par peur de voir un monstre en moi. Alors que ce n'était que la petite Marie, qui avait subie tant de moqueries parce qu'elle était différente des autres, et qu'elle avait des capacités que d'autres n'avaient pas.


Tout cela m'amène à une question : "Et si toutes les personnes qui sont étiquetées fibromyalgiques ou syndrôme de fatigue chronique étaient des personnes comme moi différentes, hypersensibles avec des capacités divines mais qui ont juste peur d'être dans cette différence"


Qu'en pensez-vous ?











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