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À quoi ça sert la vie ?

« Illustration carrée avec la phrase en français “À quoi ça sert de vivre ?” écrite en grand, sur un fond vibrant et lumineux qui attire le regard, invitant à la réflexion spirituelle. »
« À quoi ça sert de vivre ? Une question qui secoue, qui révèle, qui libère. Osez la poser et ouvrez le chemin. »

Histoire d’un chemin intérieur vers la liberté d’être


Il n’était pas vraiment vieux, mais il se sentait usé. Pierre avait cinquante-sept ans et, en se regardant dans le miroir, il se demandait souvent où était passé le jeune homme plein de rires, de projets et d’insolence qu’il avait été autrefois.


Son corps le trahissait. Les douleurs aux articulations s’étaient installées comme des squatteurs qui refusaient de payer le loyer.



Son estomac le brûlait sans cesse. Et dernièrement, on lui avait diagnostiqué une maladie auto-immune.


Mais plus encore que la maladie, c’était la solitude qui pesait sur ses épaules comme un manteau trempé de pluie. Il avait des enfants, oui, mais ils étaient loin. Il avait eu une compagne, mais elle était partie, lassée de ses silences et de ses colères rentrées.


Il n’en voulait même plus au monde. Il avait passé trop d’années à lutter.


Contre le système.Contre le travail qu’il détestait.Contre les patrons qui n’avaient « aucun cœur ».Contre les injustices qu’il voyait partout. Contre la vieillesse qui le guettait.Contre ses propres démons.


C’était ça, sa vie : un champ de bataille.

Et pourtant, aujourd’hui, à l’aube de ce qu’il appelait « la dernière ligne droite », il se sentait las. Vide. Comme s’il n’avait plus envie de se battre. Comme si tout ce pour quoi il s’était battu n’avait servi à rien.

Un matin, il se réveilla avant l’aube. Il se leva, mit de l’eau à chauffer pour un café amer, s’assit dans sa vieille chaise en bois et poussa un long soupir.

Et la question s’imposa à lui, simple et terrible :

« À quoi ça sert la vie ? »

Les premiers frissons de la question

Il la chassa d’abord, comme on chasse une mouche trop insistante. Il alluma la radio pour écouter les infos. Des guerres. Des catastrophes. Des crises. Il éteignit.

Il alluma la télé.Des publicités. Des faux sourires. Des jeux idiots. Il éteignit encore.

Le silence dans la maison était presque agressif. Il se leva, tourna en rond, ouvrit la fenêtre : le jardin était là, figé dans la brume froide.

Il s’assit à nouveau.

« À quoi ça sert la vie ? »

C’était comme si la question revenait plus fort, plus précise.

Il sentit un frisson.Pas de réponse. Juste un malaise.

Il se leva encore, se pencha vers la vitre pour voir son reflet :Visage creusé. Barbe blanche. Yeux cernés. Mais dans ses yeux, il y avait autre chose. Une lueur. Peut-être de la peur. Peut-être de la curiosité.


Les souvenirs qui remontent


Il se força à respirer profondément.

Et les souvenirs se mirent à affluer.

  • L’enfance où il courait dans les champs, riant comme un fou.

  • Les premiers amours, si purs, si fragiles.

  • La colère adolescente contre « le système ».

  • Les longues années de labeur, à se dire qu’un jour il serait « libre ».

  • Les disputes. Les mots qu’on ne peut pas reprendre.

  • La mort de ses parents.

  • La honte d’avoir parfois menti.

  • La peur de manquer.

  • Les soirées seul.

  • Les jours où il s’était senti si vivant.

Tout était là, dans sa mémoire. Comme un film qui se jouait sans qu’il ait le pouvoir de l’arrêter.

« À quoi çà a servi tout çà ? »

La question changeait. Elle s’affinait. Elle ne parlait plus seulement de la vie en général. Elle parlait de SA vie.


La maladie comme messagère


Il se rappela la phrase de son médecin :

« Vous allez devoir apprendre à vivre avec cette maladie. »

« Apprendre à vivre ». Il avait trouvé ça ironique sur le coup.

Il n’avait jamais vraiment appris à vivre. Il avait appris à survivre. À s’adapter. À ruser. À lutter. À subir.


Mais vivre ?


Il prit sa tasse de café froid et la vida dans l’évier.

La douleur dans son ventre était lancinante. Mais ce matin-là, il eut la sensation étrange qu’elle voulait lui parler.

Comme si son corps, en crise, était un langage oublié.


S’asseoir avec la question


Alors il prit un carnet, s’assit de nouveau, et écrivit :

« À quoi ça sert la vie ? »

Puis il resta immobile.

Il ferma les yeux. Il se força à ne rien répondre. Aucune philosophie de comptoir. Aucune morale apprise. Aucun conseil entendu mille fois.

Juste laisser la question résonner.

Il remarqua d’abord l’angoisse qui montait. Son souffle court. Sa poitrine serrée.Ses pensées qui cherchaient frénétiquement une issue.

Puis il sentit des souvenirs remonter encore. Des peurs. Des phrases de son père : « Arrête de rêver. »Des humiliations à l’école. Des promesses qu’il ne s’était pas tenues à lui-même.

Et il comprit que cette question était un outil. Un scalpel. Elle ouvrait des blessures anciennes. Elle montrait ses prisons intérieures.


Les résistances


Plus la question revenait, plus il se battait contre elle.

« Ça sert à rien ! »
« On naît, on bosse, on crève ! »
« On nous ment ! »
« C’est injuste ! »

Il avait envie de hurler.

Mais il ne hurla pas.Il écrivit.

Toutes ses colères. Ses haines. Ses désespoirs.

Il pleura un moment. Un vieux sanglot épuisé.


Les premières réponses

Puis, au bout d’un long moment, il sentit autre chose. Une fatigue douce. Comme si le combat se calmait.

Il ferma les yeux encore.

Et il vit des images :

  • Son fils qui riait petit.

  • Un lever de soleil qu’il avait admiré en silence.

  • La sensation du vent sur son visage.

  • Le goût d’un bon vin partagé entre amis.

  • La tendresse dans les yeux d’une femme.

C’était simple.Brut. Vivant.

Il murmura :

« Peut-être… peut-être que ça sert juste… à ça. »

La vibration du corps

Il avait entendu quelque part — dans un livre ou une conférence — qu’une question pouvait travailler dans le corps.

Qu’elle n’était pas juste mentale.

Alors il répéta en silence :

« À quoi ça sert la vie ? »

Et il se concentra sur ses sensations.

Son ventre était toujours douloureux. Sa gorge serrée. Ses yeux humides. Ses mains tremblantes.

Mais il remarqua aussi :

  • Une chaleur dans sa poitrine.

  • Un frisson le long de sa colonne.

  • Un soulagement étrange.

Comme si poser la question avait ouvert un passage.


Un outil de libération

Il se dit :

« Et si je me posais cette question chaque jour ? »

Non pas pour trouver une réponse définitive. Pas pour la figer dans un credo ou une doctrine. Mais pour l’explorer.La laisser faire son travail. Éclairer ses ombres. Révéler ses peurs. Dénuder ses attachements.

Il comprit qu’il n’avait jamais voulu affronter cette question, parce qu’elle faisait peur. Parce qu’elle enlevait les faux-semblants.

Elle obligeait à être honnête. Honnête avec soi.Honnête avec la mort. Honnête avec le temps qui passe.


De la survie à la vie

Pierre se leva.Il alla dans le jardin.L’air était froid et vivifiant. Il inspira profondément.

« Je ne veux plus survivre », pensa-t-il.« Je veux vivre. »

Il savait que ce ne serait pas magique. Il aurait encore des douleurs. Il aurait encore des moments de colère ou de peur. Il ne se transformerait pas en sage du jour au lendemain.

Mais il venait de trouver un chemin.

Pas un chemin pour fuir. Pas un chemin pour accumuler. Pas un chemin pour paraître.

Un chemin pour être.


La guérison intérieure

Dans les semaines qui suivirent, il prit un engagement :

Chaque matin, il s’assiérait avec la question. Chaque matin, il l’écrirait dans son carnet. Chaque matin, il observerait ce qui remontait.

Il remarqua alors :

✅ Certaines douleurs physiques se faisaient moins vives.

✅ Des souvenirs enfouis revenaient pour être enfin pleurés.

✅ Des idées nouvelles naissaient.

✅ Des envies simples apparaissaient.


Il retrouva le plaisir de jardiner.Il reprit contact avec son fils. Il appela un vieil ami. Il se surprit même à rire, vraiment.


La dimension spirituelle

Un jour, en méditant sur cette question, il sentit une présence étrange. Comme une lumière douce à l’intérieur. Pas une voix, mais un silence parlant.

Il comprit qu’il n’était pas seul. Qu’il y avait quelque chose .Peut-être la vie elle-même. Peut-être Dieu.Peut-être son âme.

Il ne chercha pas à l’expliquer. Il la goûta.

Et dans ce silence, la question prit une autre forme :

« Et si la vie ne servait pas ? »« Et si elle était ? »« Et si le but n’était pas de servir mais d’être ? »

Il resta longtemps avec ces mots.


Un message pour vous

Pierre n’est pas un sage. Il n’a pas « réussi » sa vie selon les critères habituels. Il n’a pas écrit de livres, ni donné de conférences. Il n’a pas fait fortune.

Mais il a trouvé une voie.

Celle d’oser se demander :

« À quoi ça sert la vie ? »

Et de laisser cette question le transformer.


Invitation

Si toi qui lis ces mots tu ressens ce même vide, ce même épuisement, cette même colère peut-être…

Je t’invite à faire comme Pierre.

Assois-toi. Respire. Écris cette question :

« À quoi ça sert la vie ? »

Et ne cherche pas la « bonne » réponse.Laisse-la œuvrer en toi. Observe ce qui vient. Accueille tes résistances.Laisse remonter les souvenirs. Pleure si tu dois pleurer. Retiens ton souffle si tu as peur. Puis respire encore.

Parce qu’au fond, cette question n’est pas là pour t’enfermer dans une réponse. Elle est là pour t’ouvrir. Pour te libérer .Pour te ramener à l’essentiel.


Pour aller plus loin

Si tu souhaites explorer ces questions avec d’autres voyageurs de la vie, si tu veux un espace pour partager, méditer, te libérer…

🌿 Je t’invite à nous rejoindre sur Le Chemin vers la Liberté. Deux rencontres en direct par mois. Des exercices et des méditations guidées. Un lieu pour avancer ensemble.

✨ Parce qu’il n’est jamais trop tard pour se demander :

À quoi ça sert de vivre ?

« La vie ne sert peut-être à rien. Elle est. Et c’est déjà immense. »

🌿✨

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